Convertisseur de Runes Vikings

Tapez un prénom, un mot ou une devise : il s'écrit aussitôt en Futhark ancien, la plus ancienne des trois écritures runiques. Vous pouvez télécharger le résultat en image, et lire lettre par lettre quelle rune correspond à quoi — y compris là où le français et le runique ne tombent pas juste.

Tapez un prénom ou un mot ci-dessus.

Comment votre prénom est transcrit

Le Futhark ancien compte 24 runes, l'alphabet français 26 lettres. La correspondance n'est donc pas exacte, et tout convertisseur honnête doit dire où il a tranché. Voici les règles appliquées ici.

  • C devient Kenaz (le son « k ») — mais Sowilo devant E, I ou Y, là où le français le prononce « s » : Cécile commence par un S runique.
  • Q devient Kenaz, et le groupe QU s'écrit Kenaz + Wunjo.
  • V et W partagent Wunjo.
  • X se décompose en Kenaz + Sowilo, comme le son qu'il porte.
  • Y voyelle devient Isa, la rune du son « i ».
  • Z devient Algiz, par convention moderne.
  • TH a sa propre rune, Thurisaz — et NG aussi, Ingwaz.
  • CH n'existe pas en runique : il est rendu par Kenaz.
  • Les accents sont ignorés : é, è, ê donnent tous Ehwaz.
  • La cédille suit le son : ç donne Sowilo, comme dans François.
  • Les ligatures æ et œ sont décomposées en Ansuz + Ehwaz et Othala + Ehwaz.

Une rune reste inutilisée : Eihwaz, dont le son n'a pas d'équivalent en français moderne. Elle figure malgré tout dans le tableau ci-dessous, parce qu'elle fait partie des vingt-quatre.

Les 24 runes du Futhark ancien

Elles se lisent en trois groupes de huit, les ættir, chacun placé sous la protection d'une divinité. C'est l'ordre traditionnel, celui des inscriptions retrouvées — pas l'ordre alphabétique.

Rune Nom Lettre Sens du nom
Premier ætt — celui de Freyr
Fehu F le bétail, la richesse
Uruz U l’aurochs, la force brute
Thurisaz TH le géant, l’épine
Ansuz A le dieu, la parole
Raidho R la chevauchée, le voyage
Kenaz K, C la torche, la connaissance
Gebo G le don, l’échange
Wunjo W, V la joie, l’harmonie
Deuxième ætt — celui de Hagal
Hagalaz H la grêle, l’épreuve
Naudiz N la nécessité, la contrainte
Isa I, Y la glace, l’immobilité
Jera J l’année, la récolte
Eihwaz ï l’if, l’axe du monde
Perthro P le cornet à dés, le destin
Algiz Z l’élan, la protection
Sowilo S le soleil, la victoire
Troisième ætt — celui de Týr
Tiwaz T Týr, la justice
Berkano B le bouleau, la croissance
Ehwaz E le cheval, le mouvement
Mannaz M l’homme, l’humanité
Laguz L l’eau, le flot
Ingwaz NG Yngvi, la semence
Dagaz D le jour, l’éveil
Othala O l’héritage, le foyer

Futhark ancien ou Futhark récent ?

Une précision que la plupart des convertisseurs passent sous silence. Le Futhark ancien, celui de cette page et de nos bijoux, compte 24 runes et fut employé du IIe au VIIIe siècle — donc avant l'âge viking. Les Vikings, eux, écrivaient en Futhark récent, réduit à 16 runes.

Si le Futhark ancien s'est imposé partout aujourd'hui, c'est qu'il couvre plus de sons et se prête mieux à nos alphabets. Nous l'utilisons pour cette raison, pas parce qu'il serait « le vrai ».

Et transcrire n'est pas traduire : écrire Camille en runes ne donne pas un mot norrois, cela donne Camille écrit avec d'autres signes. Les runes notaient des sons, comme nos lettres.

Votre initiale, portée

Chacune des runes ci-dessus existe en perle d'acier, vendue à l'unité : on enfile la sienne dans une barbe, une tresse ou un bracelet. C'est l'usage le plus direct de ce que vous venez d'écrire.