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Barrettes & Bijoux de Cheveux Vikings — en savoir plus
Les peignes ouvragés comptent parmi les objets les plus fréquents des sépultures vikings : la chevelure n'était pas un détail, c'était un soin quotidien. Cette collection réunit les barrettes à pique traversante, les piques à cheveux et les perles de cheveux et de barbe, gravés d'entrelacs, de nœuds sans fin et de têtes de dragon. De 19,90 € à 39,90 €, en finitions argent vieilli, argenté, bronze vieilli ou doré. Assez solides pour tenir une natte épaisse, assez travaillés pour se porter comme un bijou.
Trois objets différents, trois gestes différents
Ils se ressemblent en vitrine et ne s'utilisent pas du tout de la même manière. C'est la première chose à savoir avant de choisir.
La barrette à pique traversante
Le format le plus représenté ici, et le plus simple à apprivoiser. Une plaque ajourée — ovale, ronde ou allongée — percée de deux fentes, et une pique droite qui passe de l'une à l'autre en emprisonnant la mèche au passage. Aucun ressort, aucun mécanisme : c'est la tension du cheveu lui-même qui verrouille l'ensemble, et rien ne se casse parce qu'il n'y a rien à casser.
Comment la mettre. Rassemblez les cheveux, posez la plaque à plat par-dessus, puis passez la pique dans la première fente, sous la mèche, et ressortez-la par la seconde. Si ça glisse, c'est que vous avez pris trop peu de cheveux : cette attache a besoin de matière pour mordre. Sur cheveux très fins, une torsade préalable règle le problème.
C'est le format qui tient le mieux une demi-queue ou un chignon bas la journée entière, et celui qui abîme le moins : pas de dents qui cassent, pas d'élastique qui scie.
La pique à cheveux seule
Une tige unique, ornée à une extrémité — une lune prolongée d'une chaînette, une lame d'épée miniature, un bouquet de feuilles doré. Elle se plante dans un chignon déjà formé, et là encore c'est la torsion des cheveux qui la retient, pas la pointe.
Le geste est différent. Torsadez la mèche, enroulez-la, puis piquez en visant en travers du chignon plutôt qu'au centre : la pique doit ressortir de l'autre côté après avoir attrapé une racine. Piquée droit dans la masse, elle ressort toute seule au bout d'une heure. Ce format demande une vraie longueur de cheveux et un peu de pratique — il est plus élégant, mais moins immédiat que la barrette.
Les perles de cheveux et de barbe
Des perles en acier, gravées de runes du Futhark, qui s'enfilent sur une tresse — de cheveux, de barbe ou de moustache. Elles se glissent sur la mèche avant tressage et se remontent ensuite, ou se posent sur une tresse déjà faite si le diamètre le permet. Ce sont les pièces les plus robustes du rayon, et elles ont désormais leur propre page : nos perles vikings pour barbe et cheveux, où le diamètre de perçage est indiqué fiche par fiche.
Ce qu'on sait de la coiffure à l'âge viking
Beaucoup de choses, en réalité, et davantage sur le soin que sur les coiffures elles-mêmes.
Le peigne est l'un des objets les plus fréquemment retrouvés en fouille, du Danemark à l'Irlande : taillé dans le bois de cerf ou l'os, assemblé au rivet, souvent rangé dans un étui protecteur et porté à la ceinture. On en trouve dans les tombes d'hommes comme de femmes, et jusque dans la sépulture-navire d'Oseberg. Un objet qu'on emporte dans l'au-delà n'est pas un objet accessoire.
Deux détails de vocabulaire achèvent de le montrer. Le samedi se dit laugardagr en vieux norrois — littéralement « le jour du bain » — et le mot a survécu tel quel dans les langues scandinaves modernes. Et un chroniqueur anglais du XIIIe siècle, Jean de Wallingford, reproche aux Danois installés en Angleterre de se peigner chaque jour, de se baigner le samedi et de changer souvent de vêtements, « au point de séduire les femmes de bonne naissance ». Le reproche est de mauvaise foi ; l'information, elle, est précieuse.
Notre article sur la vie quotidienne des Vikings revient plus largement sur ce quotidien matériel.
Ce qui est moderne dans ces objets, et nous le disons
La barrette à pique traversante que vous voyez ici est un objet contemporain. Le principe — une tige qui traverse une mèche — est aussi ancien que les cheveux longs, et les fouilles ont livré quantité d'épingles à vêtement et à coiffe. Mais la plaque ajourée à deux fentes, telle qu'elle se vend aujourd'hui, appartient à l'artisanat celtisant des XIXe et XXe siècles, pas à l'outillage d'une femme de Birka.
De même, les perles de barbe sont un usage largement moderne, popularisé par la reconstitution et par les séries télévisées. L'archéologie scandinave livre des perles par milliers — de verre, d'ambre, de cornaline — mais leur usage dans la barbe reste très mal établi. Nous les proposons parce qu'elles sont belles et qu'elles tiennent une tresse, pas parce qu'un jarl en portait.
Quant aux entrelacs gravés sur ces pièces, l'appellation « nœud celtique » est commode mais imprécise : le vocabulaire ornemental scandinave relève des styles animaliers nordiques — Borre, Jelling, Mammen, Ringerike, Urnes — qui ont largement circulé avec le monde insulaire irlandais. Les deux aires se sont croisées pendant tout l'âge viking, et démêler l'un de l'autre sur un motif donné demande souvent l'œil d'un spécialiste.
Les motifs de la collection
Les têtes de dragon sont le motif le plus fréquent, en bout de barrette allongée ou lovées en cercle. Elles renvoient aux figures de proue des navires et aux bêtes en ruban de l'art scandinave — le dragon nordique n'est pas le monstre gardien de trésor de l'imagerie occidentale, c'est une créature de proue, de protection et de vitesse.
Les nœuds sans fin, tracés d'un seul trait continu, se déclinent en spirale simple, triple spirale et double nœud symétrique. La triquetra — trois branches d'un seul tenant — apparaît sur la pierre runique de Funbo en Suède comme dans le Livre de Kells irlandais : elle appartient aux deux mondes. Sa lecture comme symbole de la Trinité chrétienne est postérieure, née de la christianisation ; celle du corps, de l'esprit et de l'âme est contemporaine et sans source médiévale.
Les chevaux entrelacés évoquent Sleipnir, la monture à huit jambes d'Odin, et le drakkar sous voile le langskip — le mot « drakkar » lui-même étant un néologisme du XIXe siècle. Quelques pièces enfin délaissent le récit pour le décoratif : filigranes sertis de cabochons turquoise et rouge, tresses argentées ou dorées, fleur et perle d'imitation. Elles sont les plus légères de la collection, et les moins chères.
Pour le sens de chaque symbole, notre guide des 17 symboles vikings et l'alphabet runique Futhark vont plus loin.
Matières, finitions et entretien
L'essentiel de la collection est en alliage métallique, patiné en argent vieilli, bronze vieilli, argenté ou doré. La patine n'est pas un défaut : elle est appliquée volontairement pour que les creux du motif restent sombres et que le relief ressorte. C'est ce qui donne à ces pièces leur aspect de métal ancien plutôt que de bijou fantaisie brillant.
Les perles runiques, elles, sont en acier, plus dur et insensible à l'humidité.
Entretien. Un chiffon doux et sec suffit. Évitez l'eau savonneuse prolongée et les produits d'argenterie sur les pièces patinées : un nettoyant abrasif enlève la patine des creux et le motif perd tout son relief. Retirez la barrette avant la douche, la piscine et la teinture, et rangez-la à l'abri de l'humidité — l'alliage se ternit surtout dans une salle de bains fermée. Les pièces serties de résine ou de perle d'imitation craignent en plus la laque et les parfums : coiffez-vous d'abord, posez le bijou ensuite.
Questions fréquentes
Comment mettre une barrette viking à pique ? Rassemblez les cheveux, posez la plaque par-dessus, passez la pique dans la première fente, sous la mèche, puis ressortez-la par la seconde. C'est la tension du cheveu qui bloque l'ensemble : si ça glisse, prenez davantage de matière.
Cela tient-il sur cheveux fins ? Oui, à condition de torsader la mèche avant de poser la plaque. Une barrette à pique a besoin de volume pour mordre — sur cheveux très fins et lisses, la torsade remplace le volume manquant.
Quelle différence entre une barrette et une pique à cheveux ? La barrette comprend une plaque et sa pique, et se pose sur une queue ou une demi-queue sans savoir-faire particulier. La pique seule se plante dans un chignon déjà torsadé, en travers plutôt qu'au centre, et demande un peu de pratique et une vraie longueur de cheveux.
Les perles de barbe conviennent-elles à toutes les barbes ? Il faut pouvoir tresser une mèche et la faire passer dans le perçage. Sur une barbe courte, la perle ne tiendra pas. Le diamètre intérieur est indiqué sur la fiche produit.
Ces bijoux sont-ils hypoallergéniques ? La plupart sont en alliage métallique, qui ne présente pas les mêmes garanties qu'un acier chirurgical. Cela reste sans conséquence dans les cheveux, où le contact avec la peau est minime ; les deux modèles de perles runiques, eux, sont en acier. La matière exacte figure sur chaque fiche.
La finition va-t-elle s'user ? La patine est faite pour rester dans les creux du motif et s'éclaircir légèrement sur les reliefs avec le temps — c'est le vieillissement attendu. En revanche, un nettoyant abrasif ou un produit d'argenterie la retire d'un coup : chiffon sec uniquement.
Quels sont les délais de livraison ? Comptez 10 à 20 jours ouvrés au total : 3 à 5 jours de préparation, puis 7 à 15 jours de livraison en France métropolitaine, 10 à 20 jours en Union européenne. Livraison suivie offerte dès 49 € vers la France et l'Union européenne, dès 69 € vers la Suisse et l'outre-mer.
À explorer aussi : pour fermer une cape ou un châle, nos fibules et broches vikings ; pour le reste de la parure, nos boucles d'oreilles, nos colliers et l'ensemble de nos bijoux vikings. Côté motifs, les collections triquetra et entrelacs et runes du Futhark. Côté lecture, notre guide complet des bijoux vikings. Et pour savoir quelles coiffures ces attaches tiennent le mieux — nattes, demi-queues, chignons —, notre guide de la coiffure viking fait le tour, sources en main.



























