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Boucliers — en savoir plus
Ce rayon rassemble tous les boucliers du comptoir, tous d'inspiration nordique : ronds, à blason, à motifs gravés.
Le seul équipement que tout le monde avait
Si un seul objet mérite d'être appelé l'équipement viking, c'est le bouclier. Il coûtait quelques planches et une bande de fer ; il protégeait plus efficacement que n'importe quelle armure abordable ; et la loi le rendait parfois obligatoire — plusieurs codes scandinaves imposaient à l'homme libre de se présenter équipé, bouclier compris.
Gokstad : soixante-quatre boucliers d'un coup
Ce que nous savons vient surtout d'une seule trouvaille. Le navire de Gokstad, en Norvège, enterré vers 900, portait soixante-quatre boucliers alignés sur ses flancs, trente-deux de chaque bord. Aucun autre site n'en a livré autant en un seul lot.
Ils donnent des chiffres précis, et ces chiffres surprennent :
- Un diamètre d'environ 94 cm — bien plus grand que la plupart des répliques modernes.
- Une épaisseur de 6 à 10 mm seulement, en planches jointives de tilleul, un bois léger et peu cassant.
- Un umbo — la calotte de fer centrale — rivetée par-dessus un trou percé au milieu, derrière lequel la main serrait une simple barre transversale.
- Une peinture alternée jaune et noire, un bouclier sur deux, tout le long de la coque.
Un bouclier aussi mince n'était pas fait pour encaisser : il était fait pour dévier, et pour être remplacé. Les sagas parlent d'hommes qui en usent plusieurs dans un même combat.
Le mur de boucliers, et ce qu'on en sait vraiment
Le skjaldborg, le « mur de boucliers », est le tableau obligé de toute série sur les Vikings : une rangée serrée, boucliers superposés, avançant d'un bloc.
Les sources le mentionnent, mais elles ne le décrivent jamais avec cette précision. Les reconstitutions expérimentales, elles, montrent une limite gênante : des boucliers trop superposés bloquent le bras et empêchent de frapper. La formation la plus vraisemblable laisse à chacun de quoi bouger, très loin de la carapace romaine du cinéma. C'est une belle image — mais une image.
Ce que vous trouverez ici
Ce rayon ne vend pas d'équipement de combat. Les pièces proposées sont des répliques de costume et de décoration murale, en mousse PU à âme rigide ou en composite léger. Elles n'encaissent aucun coup.
Deux usages, deux choix :
- Pour porter — le poids décide de tout. Un bouclier de mousse de 50 cm se tient une journée ; au-delà de 60, le bras fatigue vite, surtout avec une poignée centrale unique.
- Pour accrocher — c'est le diamètre qui compte, et lui seul. Mesurez l'espace mural disponible avant de commander : un rond de 55 cm occupe beaucoup plus de place qu'il n'y paraît sur un écran.
Les motifs : ce qui est attesté, ce qui ne l'est pas
Les traces de peinture retrouvées sont rares et fragmentaires. Gokstad donne du jaune et du noir ; d'autres fragments suggèrent du rouge. Les segments alternés, en quartiers de couleur, sont donc plausibles.
En revanche, les grands entrelacs peints, les corbeaux stylisés et les cercles de runes qui couvrent les boucliers modernes n'ont aucun équivalent archéologique. Ils sont beaux, ils sont modernes, et nous préférons le dire plutôt que de vendre une invention pour une source. Notre guide de l'alphabet Futhark permet au moins de vérifier si les runes d'un décor veulent dire quelque chose.
Entretenir une réplique
La mousse PU redoute le soleil direct, qui jaunit la peinture en quelques mois derrière une baie vitrée, et le stockage sous contrainte, qui laisse un pli définitif. Suspendez plutôt que d'empiler.
Sur les parties métalliques ou patinées, chiffon sec uniquement : jamais de produit d'argenterie, qui retire l'oxydation des creux et efface le motif.
Questions fréquentes
Quelle taille faisait un vrai bouclier viking ?
Environ 94 cm de diamètre pour ceux de Gokstad, avec une épaisseur de seulement 6 à 10 mm. La plupart des répliques modernes sont nettement plus petites.
De quoi était-il fait ?
De planches jointives de tilleul, un bois léger, avec une calotte de fer centrale — l'umbo — rivetée sur un trou de main.
Le mur de boucliers a-t-il existé ?
Les sources le mentionnent, mais sans le décrire précisément. Les essais de reconstitution montrent que des boucliers trop superposés empêchent de combattre : la formation réelle était sans doute bien plus lâche que celle des séries.
Ces boucliers protègent-ils vraiment ?
Non. Ce sont des répliques de costume et de décoration en mousse ou composite léger, sans aucune fonction de protection.








