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Casquettes & Bandanas Vikings — en savoir plus
Deux façons de se couvrir la tête, et elles ne se portent pas de la même manière. La casquette viking tient par une bride réglable et garde sa forme : un Vegvísir brodé, un Yggdrasil sur du denim délavé, un drakkar imprimé. Le bandana, lui, se noue à l'arrière du crâne — c'est le nœud qui fait le serrage, rien ne comprime, et il passe sous un casque sans faire de bosse. Tout en taille unique adulte : il n'y a aucune taille à choisir sur cette page.
Casquette ou bandana : lequel pour quel usage
La question n'est pas esthétique, elle est pratique. Les deux objets résolvent des problèmes différents.
La casquette a une visière, donc elle protège les yeux — du soleil comme de la pluie fine. Elle garde sa forme quand on la pose, se règle une fois pour toutes par la bride arrière, et se remet d'une main. C'est le couvre-chef de la marche, de la conduite et de la terrasse. En revanche elle occupe du volume dans un sac, et sa visière gêne dès qu'on porte quelque chose sur la tête ou qu'on s'allonge.
Le bandana ne protège de rien, mais il fait trois choses que la casquette ne sait pas faire. Il retient la sueur et les cheveux sans point de compression, parce que le serrage se répartit sur tout le tour de tête au lieu de se concentrer sur une bride. Il se plie dans une poche et s'oublie. Et il passe sous un casque — moto, chantier, escalade, reconstitution — sans créer la bosse qu'une couture de casquette provoque immanquablement. C'est aussi la seule des deux options qui se porte en foulard de cou, en bracelet ou noué au sac.
Si vous hésitez : la casquette pour être dehors, le bandana pour être en mouvement.
Les trois familles de casquettes
La casquette brodée. Le motif est cousu dans le tissu au fil, pas imprimé dessus. Un Vegvísir blanc sur fond sombre, une rune Algiz en relief. La broderie a un avantage décisif sur l'impression : elle ne s'écaille jamais, parce qu'il n'y a pas d'encre. Elle vieillit avec la casquette au lieu de vieillir plus vite qu'elle. Son inconvénient est qu'elle ne permet pas les dégradés ni les détails fins — c'est une technique de trait et d'aplat.
La casquette en denim délavé. Coton denim lavé pour lui donner d'emblée un aspect porté, en gris, kaki ou sable. Le motif y est plus discret, souvent ton sur ton. C'est la plus souple des trois, celle qui se plie le mieux, et la seule dont la matière continue de se patiner avec le temps.
La casquette imprimée. Motif en couleurs, plus démonstratif, capable de détails qu'aucune broderie ne rendrait. À traiter avec un peu plus d'égards au lavage, l'impression étant déposée en surface.
Toutes se règlent à l'arrière et conviennent à un tour de tête adulte standard.
Les bandanas
Un carré de tissu léger, imprimé sur toute sa surface, à nouer selon l'usage. Les motifs reprennent les grands symboles de la boutique — Vegvísir, Yggdrasil doré, Valknut, roue solaire, médaillon runique — sur des fonds sourds : anthracite, écru, vert kaki, sable, gris marbré.
Trois nouages suffisent à tout faire. Le doo-rag : pliez le carré en triangle, posez la base sur le front juste au-dessus des sourcils, ramenez les deux pointes derrière la tête, croisez-les sous la pointe arrière et nouez — c'est le montage qui tient le mieux en mouvement. Le bandeau : roulez le carré en bande de trois à quatre doigts de large et nouez sur le côté, pour dégager le front sans couvrir le crâne. Le foulard de cou : triangle vers l'avant, nœud dans la nuque, à remonter sur le visage en cas de vent ou de poussière.
Un conseil qui évite l'erreur classique : nouez moins serré que votre réflexe ne le suggère. Un bandana bien monté tient par le frottement du tissu sur les cheveux, pas par la compression. Serré à fond, il marque le front et finit par glisser quand même.
Ce que les Scandinaves portaient sur la tête
Commençons par ce qui n'existait pas : le casque à cornes. Aucune trouvaille archéologique de l'âge viking n'en a livré. Un seul casque viking complet nous est parvenu, celui de Gjermundbu en Norvège, découvert en 1943 : une calotte de quatre plaques rivetées, avec un demi-masque protégeant les yeux et le nez. Sans cornes. L'image vient des costumes de l'opéra wagnérien et des illustrations romantiques du XIXe siècle. Notre article sur l'armure viking revient en détail sur cet équipement.
Le couvre-chef ordinaire, lui, était surtout un capuchon — la hetta, taillée dans la laine, parfois prolongée d'une courte pèlerine sur les épaules. On portait aussi des bonnets réalisés en nålebinding, une technique de boucles nouées à l'aiguille qui précède le tricot de plusieurs siècles et qui produit un textile plus dense et moins élastique. Les tombes les plus riches de Birka ont livré des bonnets de soie ornés de galons d'argent, et les fouilles de Coppergate à York une coiffe de soie du Xe siècle, importée de très loin — la preuve que la tête se parait autant qu'elle se protégeait.
Autant l'écrire franchement : le bandana n'est pas un objet viking. Il n'a aucun équivalent dans la garde-robe scandinave médiévale. C'est un accessoire moderne qui porte ici des motifs nordiques, et il ne prétend à rien d'autre.
Les motifs de la collection
Le Vegvísir est le plus présent, brodé sur casquette comme imprimé sur bandana. Répétons-le, parce que c'est rarement dit : ce cercle à huit branches n'est pas viking. Il n'apparaît que dans le manuscrit Huld, recueil de sigils islandais compilé par Geir Vigfússon en 1860 — huit siècles après la fin de l'âge viking. Belle tradition magique islandaise, mais pas scandinave ancienne. Le détail est dans notre article sur le Vegvísir.
Yggdrasil, le frêne qui relie les neuf mondes, est décrit dans la Völuspá et chez Snorri — mais aucune représentation médiévale ne nous en est parvenue. L'arbre doré des bandanas est une reconstitution moderne, fidèle aux textes.
La roue solaire renvoie à une imagerie bien plus ancienne que l'âge viking : celle de l'âge du bronze nordique, dont le char solaire de Trundholm, mis au jour au Danemark et daté d'environ 1400 avant notre ère, est le témoin le plus célèbre — un disque doré tiré par un cheval de bronze. Le soleil est l'une des plus vieilles obsessions du Nord.
La rune Algiz (ᛉ) est brodée sur l'une des casquettes. On la présente couramment comme la rune de protection, et c'est ainsi qu'elle est comprise aujourd'hui. Précision honnête : cette lecture doit beaucoup à l'ésotérisme moderne. Le poème runique anglo-saxon, notre source la plus ancienne sur le sens des runes, la décrit sous le nom d'eolh-secg, une plante de marais dont les feuilles coupent la main de qui la saisit mal. La protection y est réelle, mais elle mord. Notre article sur l'alphabet runique Futhark reprend chaque signe et ses sources.
Le Valknut, trois triangles entrelacés, est archéologiquement attesté — pierres de Stora Hammars à Gotland, lit du navire d'Oseberg — mais son nom est une invention norvégienne du XIXe siècle. Et le drakkar porte lui aussi un nom moderne : les Scandinaves disaient langskip, le navire long. Notre article sur le drakkar raconte comment il était construit.
Entretien
Les casquettes ne passent pas en machine. C'est la règle qui compte le plus sur cette page. Le tambour déforme la visière — dont l'armature intérieure se plie et ne se redresse jamais — et le rinçage détend la structure de la calotte. Nettoyez à la main : eau tiède, savon doux, brosse souple sur la tache, rinçage au chiffon humide. Séchez la casquette posée sur un objet rond de la taille d'une tête, un bol retourné par exemple, pour qu'elle conserve sa forme en séchant. Jamais de sèche-linge.
Sur les modèles brodés, ne frottez pas le fil à sec : il peluche. Sur les modèles imprimés, évitez tout produit détachant, qui décolore l'impression plus vite que la saleté ne l'aurait ternie.
Les bandanas se lavent normalement, à 30 degrés, avec le reste du linge de couleur, sans adoucissant. Séchage à l'air libre. Repassage à basse température si vous tenez au pli net — mais un bandana un peu froissé se noue mieux qu'un bandana repassé, qui glisse.
Questions fréquentes
Les casquettes sont-elles réglables ? Oui, toutes, par une bride à l'arrière. Elles conviennent à un tour de tête adulte standard et n'exigent aucun choix de taille au moment de la commande.
Y a-t-il des tailles à choisir sur cette page ? Non. Casquettes et bandanas sont tous en taille unique adulte. La seule variante proposée sur certaines fiches est la couleur.
Comment nouer un bandana viking ? Pliez le carré en triangle, posez la base sur le front, ramenez les pointes derrière la tête, croisez-les sous la pointe arrière et nouez. Nouez sans serrer : le maintien vient du frottement sur les cheveux, pas de la compression.
Le bandana passe-t-il sous un casque ? Oui, c'est même l'un de ses usages principaux. N'ayant ni couture épaisse ni bride, il ne crée pas de point de pression sous la coque, contrairement à une casquette.
Peut-on laver une casquette en machine ? Non. Le tambour déforme l'armature de la visière de façon irréversible. Lavage à la main, savon doux, séchage sur un support arrondi pour conserver la forme.
Broderie ou impression : quelle différence ? La broderie est cousue au fil : elle ne s'écaille pas et vieillit à la vitesse du tissu, mais elle ne permet ni dégradé ni détail fin. L'impression rend des motifs plus complexes et en couleurs, mais elle est déposée en surface et demande plus de précautions.
Les Vikings portaient-ils des casquettes ? Non. Ils portaient des capuchons de laine, des bonnets réalisés en nålebinding, et pour les plus riches des coiffes de soie. La casquette à visière et le bandana sont des objets modernes qui portent ici des motifs nordiques.
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