Freya : Déesse Nordique de l'Amour, de la Guerre et de la Magie
Freya (Freyja, « la Dame ») est la déesse nordique de l'amour, de la fertilité et de la magie, et la seule divinité à partager les morts au combat avec Odin. Vane venue vivre chez les Ases, propriétaire du collier Brísingamen et d'un char tiré par deux chats, elle est, selon Snorri Sturluson, « la plus glorieuse des déesses ». Voici ce que disent vraiment les Eddas et les sagas, mythe par mythe.
📌 En bref
- Freya est la déesse nordique de l'amour, de la fertilité, de la magie et d'une part des morts au combat.
- Freya est une Vane, épouse d'Óðr, déesse de l'amour et de la magie ; Frigg est une Ase, épouse d'Odin et mère de Baldr, gardienne du mariage.
- Le collier de Freya s'appelle Brísingamen, le collier des Brísingar.
- Freya se déplace dans un char tiré par deux chats, d'après l'Edda de Snorri, et arrive ainsi aux funérailles de Baldr.
- Freya n'est pas une Valkyrie, et les sources ne la nomment jamais reine des Valkyries.
Sources : Freyja, Wikipédia · Edda de Snorri · Edda poétique · Ynglinga saga. Les strophes citées sont traduites par nos soins.
Freya, qui est-elle ? Une Vane parmi les Ases
Freya (Freyja en vieux norrois) n'est pas née à Asgard. Elle appartient à la seconde famille divine du monde nordique, les Vanes, dieux de la terre, de la mer et de la fécondité, face aux Ases guerriers d'Asgard. Elle est la fille de Njörd, le dieu des vents et des rivages, et la sœur jumelle de Freyr, dieu des moissons et de la prospérité. Sa mère n'est jamais nommée clairement dans les textes ; une tradition en fait la sœur de Njörd lui-même, un mariage entre frère et sœur que les Ases réprouvaient et que Loki lui reproche encore dans la Lokasenna.
Son arrivée chez les Ases est le fruit d'une guerre. Les deux familles divines se sont affrontées, puis ont conclu une paix par échange d'otages : les Vanes ont envoyé à Asgard Njörd, Freyr et Freya. Snorri Sturluson raconte dans l'Ynglinga saga que Freya y devint prêtresse des sacrifices (blótgyðja) et qu'elle enseigna aux Ases le seiðr, la magie des Vanes. C'est donc une étrangère devenue indispensable : Snorri la dit « la plus glorieuse des déesses » et note qu'elle est « la plus facile à invoquer », celle qu'on appelle dans les affaires d'amour.
Son nom lui-même est un titre. Freyja signifie « la Dame », comme Freyr signifie « le Seigneur ». Le mot a survécu dans l'allemand Frau, le suédois fru, le néerlandais vrouw. Les poètes lui donnent d'autres noms, que Snorri énumère : Vanadís, « la dise des Vanes » ; Mardöll, « qui brille sur la mer » ; Hörn ; Gefn, « la donatrice » ; Sýr, « la truie », un animal de fécondité et non une insulte. La Saga de Njáll le Brûlé l'appelle encore Valfreyja, « la Dame des tués », un titre qui répond au Valfaðir, « Père des tués », d'Odin.
Pour situer Freya parmi les autres divinités, notre panthéon complet des dieux d'Asgard présente Ases et Vanes famille par famille.
Déesse de l'amour, de la fertilité et de la magie
L'amour, et ce qu'on lui demandait vraiment
Freya est d'abord la déesse qu'on prie pour être heureux en amour. Snorri l'écrit sans détour : « il est bon de l'invoquer pour les affaires d'amour ». Mais l'amour nordique ne se limite pas au sentiment. Dans l'Oddrúnargrátr, une femme en couches est bénie au nom de « Frigg et Freya et de plus de dieux encore » : la déesse veille aussi sur les accouchements. Sa fécondité est celle des champs autant que des couples, un héritage direct de sa famille vane.
Cette liberté lui vaut les attaques de Loki. Dans la Lokasenna, le dieu de la discorde l'accuse d'avoir partagé la couche de tous les dieux et de tous les elfes présents dans la salle, et d'avoir été surprise avec son propre frère. Njörd lui répond que ce n'est pas un crime pour une femme que d'avoir un amant. La scène dit deux choses : Freya est libre, et les Ases eux-mêmes l'admettent.
Óðr, l'époux absent, et les larmes d'or
Freya est mariée à Óðr, dont on ne sait presque rien, sinon qu'il « voyage au loin ». Elle le cherche à travers le monde sous des noms d'emprunt, et pleure son absence. Ses larmes sont d'or rouge, et les poètes en ont fait une kenning, une image codée : dire « les larmes de Freya », c'est dire l'or. Ses deux filles portent des noms qui prolongent l'image, Hnoss et Gersemi, deux mots qui signifient « trésor » et « joyau ».
La ressemblance entre Óðr et Óðinn n'a échappé à personne : plusieurs historiens y voient une même figure dédoublée, comme Freya et Frigg pourraient l'être. La question reste ouverte, et nous y revenons plus bas.
Le seiðr : la magie qui venait des Vanes
Freya est la maîtresse du seiðr, la magie de divination et d'influence que pratiquaient les völur, ces voyantes que les fermes scandinaves accueillaient l'hiver. D'après l'Ynglinga saga, c'est elle qui l'apporta aux Ases, et Odin l'apprit d'elle. Le seiðr passait pour une pratique féminine ; un homme qui s'y adonnait s'exposait à l'accusation d'ergi, une infamie. Loki le rappelle encore à Odin dans la Lokasenna. Que le plus grand des dieux ait dû l'apprendre d'une Vane en dit long sur le prestige de Freya. Notre article sur les runes magiques et les rituels vikings décrit ces pratiques.
Le char de Freya, tiré par deux chats : le seul attelage félin de la mythologie nordique (Gylfaginning 24).
Freya guerrière : Fólkvangr et la moitié des morts
La déesse de l'amour est aussi une déesse des tués. Le Grímnismál, l'un des plus anciens poèmes de l'Edda, le dit en une strophe : Fólkvangr, le « champ des armées », est le domaine de Freya, et chaque jour elle y choisit la moitié des morts au combat, l'autre moitié revenant à Odin. Sa halle s'appelle Sessrúmnir, « aux sièges nombreux ». Autrement dit, le Valhalla n'est pas la seule destination du guerrier tombé : une chance sur deux, il finit chez Freya.
Ce partage n'est pas une fantaisie tardive. Dans l'Egils saga, quand le vieux scalde Egill veut se laisser mourir de chagrin, sa fille Þorgerðr feint de le suivre et déclare qu'elle n'a rien mangé et ne mangera rien « avant de souper chez Freya ». Pour une femme du Xe siècle, mourir, c'était rejoindre la déesse. Freya est ainsi la seule divinité nordique à régner à la fois sur le désir et sur la mort, et c'est cette double face qui la rend si singulière.
Freya et les Valkyries : ce que les textes disent, et ce qu'ils ne disent pas
On lit souvent que Freya serait « la reine des Valkyries ». Les sources anciennes ne le disent nulle part. Les Valkyries sont les envoyées d'Odin ; Freya, elle, choisit ses morts pour son propre compte. Le rapprochement vient de son titre de Valfreyja, « Dame des tués », et de son manteau de plumes, qui la fait voler comme les Valkyries à cheval traversent les airs. Le lien est poétique et moderne, pas mythologique. Nous le signalons parce que notre propre statue de Freya reprend ce titre populaire : c'est une représentation d'aujourd'hui, et nous préférons vous le dire.
« Fólkvangr est le neuvième : là Freya dispose des sièges dans la salle. Chaque jour elle choisit la moitié des morts, et Odin possède l'autre moitié. »
— Grímnismál, strophe 14 (Edda poétique)
Les attributs de Freya : Brísingamen, chats, faucon et sanglier
Brísingamen, le collier des Brísingar
Le plus célèbre bijou de la mythologie nordique est un collier. Brísingamen, « le collier des Brísingar », est cité dès le Beowulf anglo-saxon, sous la forme Brosinga mene, et il traverse tout l'Edda. Le récit de son origine ne nous est parvenu que tardivement, dans le Sörla þáttr, un texte du XIVe siècle : quatre nains le forgent, Freya le veut, et elle en paie le prix en passant une nuit avec chacun d'eux. Odin, jaloux, envoie Loki le voler pendant son sommeil.
Un poème bien plus ancien, la Húsdrápa d'Úlfr Uggason, composée vers 985, montre Heimdall et Loki se disputant le collier sous forme de phoques, et Heimdall le rapporter à la déesse. Dans la Þrymskviða, enfin, le collier se rompt quand Freya s'emporte : sa colère fait trembler la halle des Ases. Un bijou qui éclate sous la fureur de sa propriétaire, voilà qui dit assez ce qu'il représente : sa beauté, oui, mais aussi sa puissance.
« Freya s'emporta, frémissant de colère ; toute la halle des Ases en trembla, et le grand collier des Brísingar se rompit. »
— Þrymskviða, strophe 13 (Edda poétique)
Brísingamen, le collier des Brísingar, forgé par quatre nains : le bijou le plus célèbre du Nord.
Le char tiré par deux chats
Snorri est formel : Freya « se déplace dans un char tiré par deux chats ». Il ne les nomme pas, et les noms qu'on trouve sur Internet (Bygul, Trjegul) viennent d'un roman du XXe siècle, pas des Eddas. Aux funérailles de Baldr, la déesse arrive ainsi, ses chats devant elle, au milieu d'un cortège de géants et de dieux. Le mot employé, fress, désigne un matou ; on a imaginé des lynx ou de grands chats des forêts. Ce qui est sûr, c'est que le chat, animal de la maison et de la fécondité, est l'animal de Freya comme le loup et le corbeau sont ceux d'Odin.
Le manteau de plumes de faucon
Freya possède un valshamr, une « peau de faucon » qui permet à qui la revêt de voler d'un monde à l'autre. Elle le prête à Loki au début de la Þrymskviða, pour qu'il aille chercher le marteau de Thor chez les géants, et Loki l'emprunte encore dans le Skáldskaparmál pour délivrer Iðunn. Certains textes attribuent le même manteau à Frigg : c'est l'un des indices qui font penser que les deux déesses ont une origine commune.
Hildisvíni, le sanglier de bataille
Dans le Hyndluljóð, Freya chevauche un sanglier aux soies d'or, Hildisvíni, jusqu'à la demeure de la géante Hyndla. Le sanglier n'est autre qu'Óttar, un jeune homme qui l'honore de sacrifices, qu'elle a métamorphosé pour lui faire réciter sa généalogie et gagner un héritage. Le sanglier est l'animal des Vanes : son frère Freyr possède Gullinbursti, « aux soies d'or ». Freya protège ses fidèles, et elle le fait avec ruse.
Les grands mythes où Freya tient le premier rôle
Freya n'est pas un personnage secondaire des Eddas. Elle est l'enjeu de plusieurs récits majeurs, ce qui dit sa valeur aux yeux des géants comme des dieux.
La Þrymskviða : Thor déguisé en Freya
Le géant Þrymr a volé Mjöllnir, le marteau de Thor, et ne le rendra que contre la main de Freya. Loki vient lui annoncer la nouvelle : qu'elle se prépare, on l'emmène chez les géants. C'est là que Freya entre dans une colère qui fait éclater Brísingamen. Elle refuse net, et les dieux doivent trouver autre chose. Heimdall propose de déguiser Thor lui-même en Freya, voile de mariée et collier des Brísingar au cou. Le dieu du tonnerre, furieux d'être pris pour une femme, cède à Loki : « Sans mon marteau, les géants s'installeront à Asgard. » Au banquet, la « mariée » dévore un bœuf et huit saumons ; Þrymr s'étonne, Loki explique que Freya n'a rien mangé depuis huit nuits tant elle avait hâte. Quand le marteau est posé sur les genoux de la mariée pour bénir l'union, Thor s'en saisit et massacre les géants.
Le poème est une comédie, mais son ressort est sérieux : Freya est la seule chose que les géants réclament toujours, parce qu'elle est la fécondité même. La perdre, c'est perdre l'avenir des dieux.
La Þrymskviða : Thor en robe de mariée, le collier de Freya au cou, prêt à reprendre son marteau.
Le bâtisseur d'Asgard et le prix de la muraille
Un maître d'œuvre propose de construire en un hiver la muraille d'Asgard. Son prix : Freya, le Soleil et la Lune. Les dieux acceptent, persuadés qu'il échouera, mais son cheval Svaðilfari abat un travail prodigieux. Quand le délai approche, ils menacent Loki, qui a conseillé le marché. Loki se change en jument, détourne l'étalon, et la muraille reste inachevée : le bâtisseur, démasqué comme géant, est tué par Thor. De cette nuit naîtra Sleipnir, le cheval à huit pattes. Ici encore, Freya est la mise, et les dieux ne l'engagent que parce qu'ils sont certains de ne pas la perdre.
Hrungnir, Hyndla et les autres
Le géant Hrungnir, ivre à la table des Ases, se vante d'emporter Freya et Sif à Jötunheim ; c'est Freya qui, seule, ose encore lui servir à boire avant que Thor ne le défie. Dans le Hyndluljóð, elle mène Óttar chez Hyndla et menace la géante de feu pour obtenir la mémoire d'une lignée. Aux funérailles de Baldr, elle est là, avec ses chats. Et dans la Lokasenna, elle est la première à se lever pour défendre Frigg contre les injures de Loki. À chaque fois, une même constante : Freya ne subit pas, elle agit.
Freya ou Frigg ? Deux déesses, une origine commune ?
Les débutants les confondent, et ils ne sont pas les seuls : les textes eux-mêmes hésitent. Frigg est l'épouse d'Odin, mère de Baldr, gardienne du mariage et du foyer, qui connaît le destin de tous mais n'en dit rien. Freya est la Vane libre, l'amante d'Óðr, la magicienne. Pourtant l'une et l'autre possèdent un manteau de faucon, l'une et l'autre sont liées à l'or, et le nom d'Óðr ressemble trop à celui d'Óðinn pour que ce soit un hasard.
Beaucoup de spécialistes pensent que les Germains du continent n'avaient qu'une seule grande déesse, Frijjō, dont le nom signifie « l'aimée », et que la Scandinavie l'a dédoublée : la Frigg épouse et la Freya amante. Le débat n'est pas tranché, et il ne le sera sans doute jamais, faute de textes antérieurs à la christianisation. Retenez ceci : dans les Eddas telles que nous les lisons, ce sont deux personnes distinctes, qui se parlent et se défendent l'une l'autre.
Un mot sur le vendredi. L'anglais Friday vient du vieil anglais Frīgedæg, le jour de Frigg, calqué sur le dies Veneris latin : les Germains avaient reconnu leur déesse dans Vénus. Le français vendredi, lui, vient directement de Vénus. Attribuer le vendredi à Freya est donc une simplification : le jour porte le nom de Frigg, même si, on l'a vu, les deux figures se recouvrent peut-être.
Le culte de Freya : ce que l'archéologie et les noms de lieux révèlent
Tout ce que nous savons de Freya vient de textes rédigés en Islande deux siècles après la conversion, par des lettrés chrétiens. Son culte réel est donc mal connu, mais il a laissé des traces. Des noms de lieux scandinaves conservent son nom, souvent associé à un mot désignant un sanctuaire ou un champ, signe qu'elle avait ses lieux de dévotion, surtout en Suède et en Norvège, comme son frère Freyr avait les siens.
L'archéologie apporte une image célèbre : le pendentif d'Aska, une petite figure d'argent du Xe siècle trouvée en Östergötland, en Suède. Elle représente une femme assise, les mains sur le ventre, portant un grand collier à plusieurs rangs. Beaucoup y voient Freya et son Brísingamen ; d'autres, une femme enceinte placée sous sa protection. Les deux lectures se rejoignent, et elles racontent la même chose : une déesse qu'on portait sur soi, en pendentif, comme une amulette.
Après la conversion, Freya fut la déesse la plus attaquée. La Saga d'Olaf Tryggvason montre les nouveaux convertis sommés de la ridiculiser, et un poète islandais, Hjalti Skeggjason, fut condamné pour un vers qui la traitait de chienne. Plusieurs historiens pensent qu'une partie de ses attributs a glissé vers la Vierge Marie dans la piété populaire scandinave, comme cela s'est produit ailleurs en Europe pour d'autres déesses. Aujourd'hui, elle est l'une des divinités les plus honorées de l'Ásatrú, le paganisme nordique moderne, et Freja figure depuis des années parmi les prénoms de filles les plus donnés au Danemark.
Sessrúmnir, « aux sièges nombreux » : la moitié des morts au combat revient à Freya, l'autre à Odin.
Freya dans la culture populaire : de Lagertha à God of War
Dans la série Vikings, Freya n'apparaît pas, mais elle est partout : Lagertha se place sous sa protection, et la dévotion de la guerrière à la déesse de l'amour et des tués dit exactement la double nature que nous avons décrite. Notre article sur Lagertha revient sur ce personnage. Chez Marvel, en revanche, c'est Frigga, la mère de Thor, qui occupe l'écran ; Freya y est presque absente.
C'est le jeu vidéo qui lui a donné son plus grand rôle. Dans God of War (2018) puis God of War Ragnarök, Freya est une Vane exilée, ancienne épouse d'Odin, mère de Baldr, magicienne redoutable et guerrière ; le jeu fusionne délibérément Freya et Frigg, ce qui est, on l'a vu, une hypothèse savante autant qu'une licence de scénariste. Les joueurs qui découvrent la mythologie par ce biais sont souvent surpris d'apprendre que, dans les Eddas, la mère de Baldr s'appelle Frigg.
Ce que Freya représente dans un tatouage ou un bijou
Contrairement à Thor ou à Odin, Freya n'a pas de symbole graphique unique. On la représente par ses attributs : le chat, le faucon, le sanglier, et surtout le collier. Un pendentif porté près du cœur est, au sens propre, le bijou de Freya. Dans un tatouage, on la choisit pour dire l'amour et la force à la fois, et notre guide du tatouage viking pour femme détaille les motifs qui lui conviennent. Pour un bijou, notre rayon des colliers viking et celui des bijoux viking rassemblent les pièces d'inspiration nordique, et vous pouvez retrouver la déesse elle-même parmi nos statues de dieux nordiques.
Questions fréquentes sur Freya
Qui est Freya dans la mythologie nordique ?
Freya est la déesse nordique de l'amour, de la fertilité, de la magie et d'une part des morts au combat. Fille de Njörd et sœur jumelle de Freyr, elle appartient aux Vanes et vit à Asgard depuis la paix conclue avec les Ases. Snorri Sturluson la décrit comme la plus glorieuse des déesses.
Quelle est la différence entre Freya et Frigg ?
Freya est une Vane, épouse d'Óðr, déesse de l'amour et de la magie ; Frigg est une Ase, épouse d'Odin et mère de Baldr, gardienne du mariage. Les deux ont pu naître d'une seule déesse germanique ancienne, mais les Eddas en font deux personnes distinctes.
Quel est le collier de Freya ?
Le collier de Freya s'appelle Brísingamen, le collier des Brísingar. Forgé par quatre nains selon le Sörla þáttr, volé par Loki et récupéré par Heimdall, il se rompt quand la déesse entre en colère dans la Þrymskviða. C'est le bijou le plus célèbre de la mythologie nordique.
Pourquoi Freya a-t-elle des chats ?
Freya se déplace dans un char tiré par deux chats, d'après l'Edda de Snorri, et arrive ainsi aux funérailles de Baldr. Les textes ne les nomment pas ; les noms qui circulent en ligne viennent d'un roman moderne. Le chat, animal du foyer et de la fécondité, est resté son animal.
Freya est-elle une Valkyrie ?
Freya n'est pas une Valkyrie, et les sources ne la nomment jamais reine des Valkyries. Elle choisit pour elle-même la moitié des guerriers morts au combat, qu'elle accueille dans sa halle Sessrúmnir à Fólkvangr, tandis qu'Odin reçoit l'autre moitié au Valhalla.
Qui est le mari de Freya ?
Le mari de Freya est Óðr, un dieu dont on sait seulement qu'il voyage au loin. Freya le cherche et pleure son absence, et ses larmes sont d'or rouge. Leurs deux filles s'appellent Hnoss et Gersemi, deux noms qui signifient trésor et joyau.
Que signifie le nom Freya ?
Freya signifie « la Dame » en vieux norrois, comme Freyr signifie « le Seigneur ». Le mot a donné l'allemand Frau. Les poètes lui donnent aussi les noms de Vanadís, Mardöll, Gefn, Hörn, Sýr et Valfreyja, la Dame des tués.
Le vendredi vient-il de Freya ?
Pas directement. L'anglais Friday vient de Frīgedæg, le jour de Frigg, calqué sur le jour de Vénus des Romains. Le français vendredi vient de Vénus. Freya n'y est associée que si l'on admet que Frigg et Freya sont une même déesse à l'origine.
Freya dans God of War est-elle fidèle à la mythologie ?
En partie. Le jeu en fait une Vane exilée, ancienne épouse d'Odin et mère de Baldr, ce qui fusionne Freya et Frigg. Dans les Eddas, la mère de Baldr est Frigg, et Freya est mariée à Óðr. Ses pouvoirs de magicienne et sa nature de guerrière sont en revanche conformes aux textes.
« Elle est la plus glorieuse des déesses. Il est bon de l'invoquer pour les affaires d'amour. »
— Gylfaginning, chapitre 24 (Edda de Snorri)
Que les Ases vous guident sur le chemin de l'honneur.
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